Les huit étapes
- Identifier la convention collective. Elle découle de votre activité réelle, pas de votre code APE, même si celui-ci sert d’indice. Elle fixe le salaire minimum du poste, la durée de la période d’essai, les délais de préavis et parfois une prime obligatoire. Tout le reste en dépend : commencez par là.
- Faire la déclaration préalable à l’embauche. La DPAE se transmet à l’URSSAF dans les huit jours qui précèdent l’embauche, jamais après. Son absence est sanctionnée et fait présumer le travail dissimulé.
- Rédiger et signer le contrat. Un contrat à durée indéterminée à temps plein peut théoriquement être verbal, mais tout le reste doit être écrit : temps partiel, durée déterminée, période d’essai, clauses particulières. Un contrat à durée déterminée sans écrit devient automatiquement un contrat à durée indéterminée.
- Adhérer au service de santé au travail et programmer la visite d’information et de prévention. Elle coûte moins de cent euros et son absence se paie très cher devant le conseil de prud’hommes.
- Mettre en place la mutuelle collective. Obligatoire, avec une prise en charge patronale d’au moins 50 %. Les cas de dispense existent, mais ils se demandent par écrit, à l’embauche.
- Ouvrir le registre unique du personnel. Un simple tableau tenu à jour suffit, mais il doit exister dès le premier salarié et être présentable immédiatement en cas de contrôle.
- Affilier aux caisses de retraite complémentaire et de prévoyance, et déclarer le salarié en DSN dès le premier mois.
- Établir le premier bulletin de paie. C’est là que tout se matérialise : salaire, cotisations, réduction générale dégressive unique, mutuelle, transport.
Ce que ça change dans votre trésorerie
Le salaire net part chaque mois, les cotisations partent au mois ou au trimestre selon votre effectif, et la provision de congés payés s’accumule sans sortir. Un employeur qui découvre le décalage entre le net versé et l’appel de cotisations du trimestre suivant est un employeur qui n’a pas fait de plan de trésorerie.
Les quatre oublis qui coûtent le plus cher
La DPAE tardive, qui expose à une pénalité et à la présomption de travail dissimulé. La visite médicale jamais programmée, qui devient un argument systématique en cas de litige. La convention collective ignorée, qui produit des rappels de salaire sur trois ans quand le minimum conventionnel est supérieur au salaire versé. Et les heures supplémentaires payées en prime plutôt qu’en heures majorées, une pratique répandue qui se solde par un rappel avec majorations.
Faut-il externaliser la paie dès le premier salarié ?
Avec un seul salarié, un logiciel de paie peut suffire, à condition de suivre les évolutions réglementaires, qui sont nombreuses : la refonte des allègements de cotisations au 1er janvier 2026 en est le dernier exemple. À partir de deux ou trois salariés, et systématiquement en cas de convention collective complexe, l’externalisation coûte moins cher que le temps passé et le risque de redressement.
Chez nous, un pôle social dédié établit les bulletins et les DSN, et l’expert-comptable garde la main sur les sujets sensibles : ruptures, contrôles, conventions collectives. La tarification est à l’acte et publiée sur la page tarifs.
Questions fréquentes
Quand faut-il faire la DPAE ?
Comment savoir quelle convention collective s’applique ?
La mutuelle d’entreprise est-elle obligatoire dès le premier salarié ?
Un contrat écrit est-il obligatoire ?
Combien coûte la gestion de la paie pour un seul salarié ?
Article à jour au 1er septembre 2026. Sources : articles L. 1221-10 et suivants du code du travail pour la déclaration préalable à l’embauche, article L. 911-7 du code de la Sécurité sociale pour la couverture complémentaire santé, articles D. 1221-23 et suivants pour le registre unique du personnel. Les obligations conventionnelles varient selon la branche.

Ilann Assaraf
Expert-comptable et commissaire aux comptes, fondateur d’ELIA Expertise et Audit. Inscrit à l’Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France et sur la liste des commissaires aux comptes (H2A).
